Trouver une idée d’article originale n’est jamais un exercice facile, surtout en période de coupe du monde de rugby. C’est donc après de longs atermoiements que j’ai pris la décision d’occulter l’aspect original et d’aborder un sujet qui du fait de l’actualité récente a fait l’objet d’une large couverture : Windows 8.

C’était ça ou parler du « Cloud Computing », de la « consumérisation », du « Green IT », ou de la mort annoncée du PC, paix à son âme. Ayant personnellement une certaine méfiance pour les « Grandes Idées qui vont Changer le Monde » imaginées par des experts en marketing et relayées par une impressionnante armée de communicants souvent ignorants de la réalité des problèmes des entreprises, je pense que faire une synthèse des nouveautés annoncées par Microsoft lors de la conférence Build du successeur d’un système d’exploitation qui équipe plus de 90% des ordinateurs dans le monde pourrait susciter un léger intérêt.

Enfin je l’espère.

Donc trêve de bavardages stériles, entrons dans le vif du sujet.

Windows 8, les enjeux

Chaque nouvelle version de Windows apporte pour Microsoft de nouveaux défis, qui sont plus ou moins bien relevés. Faisons un rapide retour sur les 10 dernières années :

  • Windows XP en 2001 avait pour objectif d’unifier les offres grand public (Windows 9x) et professionnelles (Windows NT / 2000) avec un noyau commun 32 bits et de faire oublier la redoutable parenthèse Windows Millénium Edition. Ce fût un succès. A un point qui embarrasse encore Microsoft.
  • Windows Vista fût un accident industriel avec un cycle de développement extrêmement long (il est sorti en 2007) et de nombreuses réorientations fonctionnelles et stratégiques (notamment en ce qui concerne l’orientation objet de la gestion de fichiers). Si de bonnes bases furent introduites concernant la sécurité, le 64 bits, le déploiement ou l’interface utilisateur, ce système d’exploitation n’a pas rempli son objectif de remplacement de Windows XP… en tous cas sur le marché des entreprises.
  • Avec Windows 7, sorti en 2009 Microsoft tente de faire oublier Vista en se recentrant sur les bases avec très peu de ruptures fonctionnelles et de nombreuses optimisations. Le pari est gagnant puisqu’enfin les entreprises migrent enfin leur parc informatique. C’est aussi avec Windows 7 que Microsoft décide de donner plus de lisibilité à sa feuille de route de lancement des nouvelles versions, décidant pour ses principaux produits (clients et serveurs) de respecter une politique simple : une version majeure tous les 3 ans. Cette politique étant en phase avec les termes des contrats de licences volume proposés aux entreprises et particulièrement avec la Software Assurance.

Avec Windows 8 Microsoft se trouve donc contraint de respecter un calendrier très exigeant et donc de limiter les choix d’évolutions qui pourraient entrainer des ruptures majeures, tout en proposant un système d’exploitation répondant à deux défis :

  • L’un étant stratégiquement fort et commercialement limité sur le court terme : la prise en compte au niveau du PC de différentes formes de virtualisation.
  • L’autre étant plus tactique mais commercialement important sur le court et moyen terme : fournir une alternative crédible à Apple IOS et Google Android sur le marché des tablettes (ou ardoises) dont la popularité croissante auprès du grand public pourrait s’étendre au niveau des entreprises. Dans la mesure où cet engouement est largement le fait d’un catalogue applicatif énorme déjà disponible pour les téléphones intelligents (Smartphones) qui connaissent un succès indéniables, Windows 8 devra en plus de fournir l’interface Metro (présente avec Windows Phone 7) gérer aussi un double modèle applicatif afin de ne pas se couper de sa base installée. Sans parler du support des processeurs ARM avec les incompatibilités applicatives qui en découlent.

Bien entendu il est important pour Microsoft de prendre aussi en compte les utilisateurs de Windows 7 (voire XP) n’ayant pas de tablettes ou ne pensant pas forcément à la virtualisation en se rasant le matin, et il en reste quelques centaines de millions. D’où un certain nombre d’évolutions plus mineures mais parfois intéressantes.

Voyons donc ensemble ce que va apporter Windows 8, en nous basant sur les annonces effectuées lors de la conférence Build qui a eu lieu mi-septembre à Anaheim en Californie, conférence qui a mis en lumière l’implication sur ce projet de Steven Sinofski qui est, excusez du peu, vice président de la division Windows (en charge aussi de Windows Live et d’Internet Explorer) et qui fut à la tête de la division Office entre 2000 et 2007.

Windows 8 et les tablettes

C’est donc le marché des tablettes que Microsoft cible particulièrement avec Windows 8, afin de proposer, comme ses concurrents Google et Apple une synergie entre le Smartphone et un poste de travail dont le facteur de forme évolue vers le format tablette (ou ardoise), notamment grâce à la baisse des prix des écrans « tactiles » et la popularisation du multitouches. Paradoxalement Microsoft est un des précurseurs de ce marché, avec depuis 2001 une édition « Tablet-PC » de ses différentes versions de Windows. Mais c’est par le Smartphone et le succès de l’iPhone (puis de l’iPad) d’Apple que ce facteur de forme est devenu réellement populaire. Les spécialistes appellent cela la consumérisation, les responsables chez Microsoft appellent cela une sacrée occasion ratée (enfin je l’espère pour eux…).

Il va donc falloir pour Microsoft suivre le mouvement et s’appuyer sur son offre de Smartphone Windows Phone 7, qui est encore anecdotique en termes de parts de marchés, afin d’imposer à des utilisateurs Windows une interface complètement nouvelle.

Le pari est convenons-en assez risqué. D’autant que cette interface Metro (qui s’avère être assez intuitive tout de même), sera l’interface par défaut installée sur les tablettes bien sûr, mais aussi sur les PCs classiques même sans écrans multitouches. L’interface classique Windows étant accessible facilement, mais largement émasculée puisqu’un clic sur la fameuse icône démarrer renvoi pour l’instant sur l’interface Metro.

Assez déroutant tout cela …

(Astuce : pour revenir à une interface classique par défaut, il suffit de modifier la valeur du registre HKCUSoftwareMicrosoftWindowsCurrentVersionExplorer en changeant la valeur de RPEnabled de 1 à 0)

Ceci dit, il y a aussi des choses intéressantes concernant l’interface elle-même, avec une présentation par tuiles assez ergonomique et de nombreuses possibilités nouvelles offertes par cette orientation tablettes : Le PC étant considéré comme connecté à Internet, une intégration forte avec les services Windows Live (notamment pour le stockage via Skydrive) mais aussi Facebook ou Twitter permettent des scénarios d’usage intéressants, de même que l’exploitation des fonctions de localisation géographique ou de positionnement spatial du matériel.

Cette interface Metro apporte de plus des nouveautés ergonomiquement sympathiques, comme les « Charm », permettant d’accéder à des fonctions contextuelles pour les applications et le système, telles que la recherche sur plusieurs cibles ou la sauvegarde en ligne. Ces « charms » pouvant bien entendu être enrichis par les éditeurs d’applications. Mais on peut aussi citer l’écran d’accueil, l’exploitation de la Webcam ou les nouveaux modes d’authentifications (avec possibilité d’utiliser une approche gestuelle), le rafraichissement en temps réels de l’interface, etc.

Le but est donc bien de fournir tous les éléments qui permettront aux développeurs et constructeurs d’adopter Windows 8 comme plate-forme système pour des matériels de type tablettes, peut-être au détriment de l’utilisateur Windows « classique » dont le bureau de travail n’est plus qu’une application parmi d’autres.

On peut enfin noter que si Microsoft réussi à imposer via Windows 8 cette interface Metro auprès des développeurs et des utilisateurs, les conséquences sur le marché des Smartphones pourraient être importantes, avec un énorme appel d’air pour Windows Phone 7.

Deux points supplémentaires à considérer

Parlons tout d’abord des applications. Un OS sans applications est inutile. Et l’objectif de Microsoft est d’inciter les éditeurs à adopter l’interface Metro et donc l’utilisation d’HTML5/ JavaScript tout en conservant une approche plus classique avec les langages C,C++, C# et VB (plus un peu d’XAML pour le rendu). On a donc un modèle dual s’appuyant sur des APIs communes (WinRT – Windows Runtime) et les développeurs peuvent avec « Visual Studio 11 Express for Developer Preview » (qui deviendra Visual Studio 2012), d’ores et déjà commencer à travailler sur la création de nouvelles applications.

Ceci semble parfait sur le papier, mais deux questions me viennent à l’esprit (en fait un peu plus que deux) :

  1. Si l’on considère que l’attractivité d’une plateforme pour les développeurs est liée bien sûr à sa popularité mais aussi à sa simplicité (qui fit la force de Windows avec une synergie poste de travail / serveurs), quid de cette complexité supplémentaire apportée par Metro ? Les éditeurs vont-ils y trouver leur compte ?
  2. Quid des éditeurs d’applications Windows « classiques » ? Vont-ils redévelopper leurs applications en JavaScript / HTML (et se couper du marché des postes Windows XP / Vista / 7) ? Qu’en est-il des applications Microsoft par exemple … Un portage de Microsoft Office en natif sur Metro a-t-il été annoncé ? (il ne me semble pas).

Cette démarche consistant à essayer de concilier le poste de travail « professionnel » et le « gadget » (désolé pour le terme un peu rude), si elle est compréhensible et louable ne pourra donc être couronnée de succès qu’avec l’adhésion des développeurs. C’est tout le bien que je souhaite à Microsoft, mais le pari me semble risqué…

Le deuxième élément important tient à la mise à disposition des applications (Windows « classique » et HTML), via le Windows Store.

Tout d’abord même si Microsoft s’est engagé sur des processus de publication simplifiés et rapides, l’expérience Windows Phone 7 (cf. article Lettre Calipia de mars 2011) incite à la plus extrême prudence. Mais bon, supposons qu’un Acrobat Pro puisse être validé après toute une batterie de tests (performances, sécurité, etc.) pour une mise en ligne dans le Windows Store en moins de 12 heures car ce sont les engagements, quid du réseau de partenaires ? Le modèle économique de Microsoft repose historiquement sur un maillage sans équivalent de partenaires qui pourraient voir d’un mauvais œil d’être court-circuités pour la vente des applications traditionnelles Windows…

Windows 8 et la virtualisation

Windows 8 intègrera un hyperviseur (Hyper-V v3.0) qui permettra nativement de lancer différents systèmes d’exploitation sur un poste de travail. A l’instar de ce qui est actuellement proposé par Microsoft avec Windows Server 2008 R2.

Nous ne reviendrons pas sur le détail des améliorations apportées par la version 3 d’Hyper-V qui sera intégrée dans Windows 8 (ce point est traité dans la rubrique actualité de cette même Lettre Calipia), les principales concernant plus la virtualisation de serveurs avec par exemple des possibilités de sessions multiples de déplacement à chaud – sans interruption pour l’utilisateur – de machines virtuelles (avec Live Migration) ou le déplacement à chaud des VM entre différents espaces de stockages (avec la fonction Live Storage Move).

Ceci dit, certaines nouvelles fonctionnalités d’Hyper-V v3.0 sont intéressantes pour les postes de travail, comme la réallocation à chaud de mémoire vive pour une machine virtuelle, les communications réseau possibles entre deux machines virtuelles via un réseau Wifi ou l’optimisation graphique RemoteFX sur Windows 8 pour l’accès à une machine virtuelle avec la Connexion de Bureau à Distance (RDC).

La possibilité d’activer Hyper-V sur Windows 8 ne sera possible que pour les ordinateurs équipé de processeurs 64 bits (x64, comme pour Windows Server) et supportant la fonction de Second Level Address Translation (SLAT) qui permet de gérer deux niveaux de mise en correspondance des adresses mémoire physiques et virtuelles, apportant ainsi des gains sensibles de performances dans un environnement virtualisé. Et bien entendu cette possibilité ne sera probablement offerte que sur les éditions de Windows 8 destinées aux entreprises (et sur l’équivalent de l’édition Intégrale), mais il est un peu tôt pour être affirmatifs, Microsoft n’ayant pas encore communiqué sur les aspects pratique de commercialisation de son futur système d’exploitation.

Ces points pratiques étant évoqués l’arrivée de la virtualisation sur le poste de travail avec Windows 8 amène quelques réflexions que voici :

  • Avec l’intégration de sa technologie d’hyperviseur Hyper-V v3.0 dans Windows 8, Microsoft porte sur le poste de travail un coup assez dur à son concurrent VMWare et dans une moindre mesure à son « partenaire » Citrix, en donnant un sérieux coup de pouce (si Windows 8 connait le succès escompté) à son format de fichiers de disques durs virtualisés, ce qui pourrait sensiblement modifier la donne sur un marché actuellement dominé par VMWare.
  • La précédente technologie de virtualisation de Microsoft pour le poste de travail était Virtual PC puis Windows Virtual PC (pour Windows 7). Quid du support de cette technologie certes obsolète mais néanmoins utilisée par les particuliers ayant opté pour Windows XP Mode (pour exécuter des applications non compatibles sur Windows 7) ou les entreprises ayant choisi, pour les mêmes raisons de déployer le composant MED-V (Microsoft Enterprise Desktop Virtualisation) inclus dans le Microsoft Desktop Optimization Pack (MDOP) ? Une petite refonte de ces composants s’imposera donc…
  • Plus important, Microsoft a déposé un brevet en août portant sur la possibilité de faire passer le système d’exploitation dans un mode isolation (sandbox / bac à sable / m’embêtez pas / etc.) qui implique que les applications seraient exécutés de façon virtuelles. Et si aucune communication sur la mise à disposition concrète de cette technologie appelée Windows Direct Experience (après probablement des heures de réunions entre spécialistes du marketing qui feraient mieux de passer du temps avec leurs enfants), on peut légitimement se poser la question du lien avec l’offre de virtualisation d’applications APP-V elle aussi proposée via le MDOP.

Cette intégration de la virtualisation hardware dans le système d’exploitation Windows 8 pose donc potentiellement la question de la redondance des infrastructures MED-V et APP-V pour les entreprises ayant déployés ces composants et ayant un parc Windows Vista, Windows 7 et Windows 8…

Mais globalement cela reste une bonne nouvelle.

Evolutions de Windows pour les PCs

Voici enfin quelques-unes des autres fonctionnalités officialisées par Microsoft lors de cette conférence :

  • Un démarrage plus rapide avec une fonction dite de Fast Startup mode permettant la mise en hibernation uniquement de la session du noyau Windows après fermeture des sessions utilisateurs. Pour les machines les plus récentes et via l’utilisation d’un « Bios » UEFI (Unified Extensible Firmware Interface) le gain de temps au démarrage serait de l’ordre de 70%, pour les autres on peut espérer jusqu’à 30%

  • Une fonction de démarrage sécurisé permettant via le firmware (UEFI) de vérifier l’intégrité de la chaîne de démarrage de la machine et de bloquer le lancement du système si un élément étranger est repéré, limitant ainsi les risques liés aux rootkits. Cette fonction casse malheureusement la possibilité d’avoir un multi-boot Windows 8 / Linux, ce dernier ne supportant pas UEFI.
  • Le support complet d’USB 3.0 et de Wifi Direct.
  • De nombreuses améliorations des processus de copie, déplacement, renommage et suppression des fichiers, avec par exemple un gestionnaire de copie permettant la mise en pause et la reprise, ou une gestion améliorée des conflit de noms de fichiers.
  • La confirmation de la possibilité de « monter » des fichiers ISO et VHD afin d’en manipuler le contenu.
  • L’introduction d’un ruban dans l’explorateur Windows permettant à la mode Office d’accéder rapidement et de façon contextuelle aux différentes opérations possibles sur des fichiers et répertoires. On sent ici clairement la patte de Steven Sinofski !!!

  • Un gestionnaire de tâches plus complet avec l’état des applications (mode « suspendu » par exemple), leur consommation CPU/RAM/disque/réseau, un code couleur permettant de voir rapidement les plus consommatrices, un historique de consommation par application, une séparation claire entre processus en avant et arrière-plan, et un onglet performances complètement refondu. Une vue classique par processus est bien sûr encore disponible.


  • Une version 10 d’Internet Explorer qui à la différence des autres applications proposées par Microsoft est disponible en mode « natif » Windows et dans l’interface Metro. L’énorme surprise étant que la version Metro d’IE 10 ne supportera aucun plug-in, et se coupera donc des contenus en Flash ou Silverlight…
  • Une intégration avec le service de stockage en ligne Skydrive pour les données ou les informations de configuration.

Feuille de route

Tout comme pour Windows 7 Microsoft a décidé d’opter pour un cycle de bêta test extrêmement court, puisqu’après la « Developer Preview » proposée en téléchargement à tout un chacun après la conférence Build (ce qui est une première), il n’y aura que deux étapes avant la finalisation de Windows 8 (les dates ne sont pas officielles) :

  1. Une unique version bêta qui sera probablement présentée lors du Consumer Electronic Show 2012 en janvier.
  2. Une Release Candidate probablement fin avril annoncée lors du MIX12.
  3. Une version finale durant l’été afin de préparer un lancement grand public à l’automne.

On notera que cette feuille de route extrêmement resserrée, dont la réussite avait pour Windows 7 impressionné les observateurs, peut s’avérer pour Windows 8 être un choix risqué, principalement du fait de l’introduction de l’interface Metro, d’un nouveau modèle de développement applicatif et d’un nouveau mode de mise à disposition des applications (avec le Windows Store) qui vont nécessiter une certaine adhésion de la part des éditeurs. Ce qui n’est jamais simple et nécessite généralement de penser à un horizon de plusieurs années.

Mais gageons que Microsoft se donnera les moyens de susciter l’enthousiasme des développeurs et éditeurs dans une période aussi courte. Est-ce que ce sera suffisant pour que le Windows Store propose de nombreuses applications intéressantes lors de la date de commercialisation du produit, il est permis d’en douter…

Petite synthèse

Avec Windows 8 Microsoft propose un système d’exploitation séduisant, mais commet à mon avis une énorme erreur : imposer un changement majeur d’ergonomie en réaction aux menaces Google et Apple. Il suffirait de ne proposer l’interface Metro que sur les machines à écran tactiles au lieu d’en faire l’interface par défaut afin de ne pas prendre le risque d’un rejet par les entreprises et les particuliers non équipés de tablettes …

Ce n’est manifestement pas l’orientation proposée par la première version « officielle » de Windows 8, et c’est à mon avis dommage. Mais il reste quelques mois avant que le code ne soit figé, et après tout, le rôle d’une phase de bêtatest est aussi de recueillir les avis des utilisateurs et si possible d’en tenir compte.

Donc patientons un peu.

Je profite de cet article pour rappeler que des descriptions détaillées et officielles (cette fois-ci) de Windows 8 et de Windows Server 2012 ainsi que des démonstrations seront proposées lors des sessions du prochain Briefing Calipia auquel vous pouvez vous inscrire à partir de l’adresse suivante : http://calipia.com/briefing.asp.